jeudi 18 juin 2009

July she will fly

Good bye Aotearoa! Je suis maintenant rentrée depuis une semaine en France, mais j'avais quelques articles en suspens, avant de me faire dépasser par les événements. Temps donc, en guise de conclusion, de me souvenir des anecdotes, bizarreries, charmes du pays au long nuage blanc. Temps aussi de passer le relais => Yann est parti pour Chch le jour de mon retour : http://leparikiwi.wordpress.com
Chouettes photos, aussi, sur Géo Joli reportage


Apprécier l'ironie du sort, tous les 1/4 d'heures du jour et de la nuit, lorsque l'un des rares trains de ce pays klaxonne sous mes fenêtres.

Constater que les kiwis n'ont pas inventé l'eau tiède. Au sens propre du terme.

Croire au biculturalisme kiwi, se fasciner pour l'héritage maori.

Répondre à la question "how sexy was NZ's past?" sans laisser paraître un rictus.

Ne plus s'étonner d'être seul sur la plage, apprécier être seul sur un sentier. Gare au choc culturel en rentrant à Paris.

Marcher pieds nus ou en tongs n'importe où n'importe quand. Porter des jeans déchirés que je n'ai pas osé ramener en France.

Ne plus sortir sans parapluie, quelles que soient les circonstances.

Se surprendre à ajuster le volant de manière à écraser l'opossum qui traverse la route.

Devoir présenter son passeport pour acheter une bouteille de vin ou du gaz pour son réchaud, acheter une voiture en ayant pour seule preuve d'identité un permis de conduire étranger.

Ne pas se préoccuper du temps; il a de toute façon une valeur bien différente down under. Lire la destruction de sa montre comme un signe, la première semaine du séjour.

Trasher ces forçats d'Aussies. Soutenir les All Blacks à Eden Park face aux Wallabies, soutenir les bleus et les voir défaire les All Blacks chez eux.

Sans sourciller, prendre l'avion pour un vol d'une demi heure. Allumer son radiateur alors que la fenêtre est ouverte, parce que de toute façon, vu l'isolation, ça ne fait aucune différence.

Etre déphasé au retour, dans une fourmilière parisienne où il est déjà temps de récupérer une montre.

Je n'ai pas de conclusion lumineuse pour conclure cette année. Mon blog aura donné une idée, j'espère, de cette expérience inoubliable. July, I have flied.

lundi 15 juin 2009

Pourquoi l'opossum a t-il traversé la route?


J'ai mentionné il y a quelques temps ce petit animal. Le Monde y a même consacré un article au début de l'année. Il est sans conteste l'animal le plus haï de NZ. Il faut dire qu'il cumule les provocations. Outre sa provenance australienne, insulte à l'identité nationale, il a le mauvais goût d'assassiner une des grandes fiertés du pays: le kiwi. C'est que le salopiot bouffe les oeufs, pourtant énormes, de l'oiseau sacré. Non content de génocider le kiwi, il massacre les plantes natives dont il se gave, alors même qu'elles disparaissent à la faveur d'une végétation importée d'autres continents.
Comment en vouloir alors à ces bons néozélandais d'organiser avec un certain sadisme l'extermination du bougre? Pas vraiment non. Le kiwi, du haut de son van , face à un opposum, ajuste le volant; il ne faudrait guère le rater. Dois-je mentionner les blagues d'un goût douteux destinées à inciter les gens à acheter de la fourrure d'opposum et par là même à soutenir la chasse? "Road opposum" peut-on lire sur l'étiquette d'une peluche affublée d'une splendide trace de roue de voiture en guise de corps. Plus sérieusement, de nombreux agents du DOC sont chargés de placer des pièges en tout genres destinés au marsupial. En kiwiland, l'intrus australien est loin d'être le bienvenu.

(Petit ajout pas anodin en cette période de nostalgie post 3A, mais j'avais entamé cet article il y a plusieurs mois)

dimanche 14 juin 2009

To Tonga and beyond!

Ile Fafa

Dernier voyage de cette année de vadrouille, le royaume de Tonga fut surprenant à tous les égards. Atterrissage au milieu de la cambrousse, les trois compagnons dégainent le Lonely Planet. Mais très vite, on comprend que la seule chose que le Lonely Planet 2006 peut nous apprendre, c'est à quel point les choses changent en trois ans, dans un pays comme Tonga.

Après avoir entendu parler de Fiji, de Rarotonga, après avoir vu Tahiti, je m'attendais à un certain niveau de développement. Infrastructures? Industrie touristique? Tout ça n'est pas descendu jusqu'à Tonga, avec les avantages et inconvénients que cela implique. Coté culture, plutôt intact. Les gens, plus encore qu'à Tahiti, sont accueillants, heureux d'aider des touristes perdus, adorables. Ca peut paraître idiot, mais ne pas voir de Mac Do ni de Starbucks ou encore de L'Occitane en Provence (oui parce qu'ils sont partout figurez-vous...), c'est rafraîchissant. En revanche, quand il s'agit de s'orienter, de se déplacer, de se loger, les choses se compliquent. L'Union Européenne qui, pour des raisons qui m'échappent, y finance les routes, n'en n'a manifestement pas pour son argent. But let's be fair, tout ça a un charme fou.

Bien peu dépaysant, l'omniprésence chinoise, et la xénophobie rampante. En quittant l'aéroport après avoir renoncé à prendre un vol domestique pour les lointaines îles Ha'apai, nous avions l'intention de nous installer chez Angela's. C'était sans compter notre chauffeur, qui nous aurait emmené aux quatre coins de l'île pour éviter cette guesthouse en particulier. "Angela's? They're chinese... I'll show you some other places". Quant aux épiceries du coin, uniques lieu de ravitaillement sur l'île, elles appartiennent toutes vous l'aurez deviné, aux chinois. Déjà vu. Difficulté inattendue. Les tongais se nourrissent essentiellement de leurs jardins, où gambadent des cochons, où gisent des centaines de noix de coco, où poussent des bananes, des urus (fruits à pain), et bon nombre de racines locales. Il nous a fallu comprendre que les spaghettis ne sont pas un plat simple partout. Nous nous sommes donc initiés aux habitudes culinaires locales. On s'enquiert de la manière de cuisiner le tapioca, et s'en voit offrir. On cherche à acheter du taro, et à nouveau on nous en donne. Les tongais sont généreux, sans doute plus que ce qu'ils ne peuvent se permettre.

La capitale Nuku'Alofa, une petite journée a suffi pour en faire le tour. Au delà de quelques Eglises, de la résidence du roi et des tombes sacrées où les vils touristes que nous sommes se sont aventurés sans réaliser que c'est l'endroit tapu par excellence, rien de bien intéressant. La ville est un peu sale, le front de mer est parsemé de batîsses délabrées ou à l'abandon.

Dès le lendemain, malgré les mises en garde de Sela, notre adorable hôte, nous avons pris la route pour Kolovai, baluchon surdimensionné sur le dos, paré à l'assaut du parcours du combattant. Tahiti all over again. Les bus tongais n'ont rien à envier aux trucks tahitiens. C'est dire notre soulagement en arrivant au Good Samaritan Inn, après 45 min à attendre le bus, et malgré l'aide des locaux chaleureux comme à leur habitude, après un trajet épique dans un bus bondé, après quelques kms de marche, chargés comme des baudets. C'est le moment que choisit mon pied plat pour manifester son mécontentement, et bien sûr j'ai oublié mes semelles. Mais le soulagement est de courte durée, la guesthouse est à l'abandon. Seules deux interlocutrices: deux femmes de ménage balbutiant à peine l'anglais. On finit par appeler la patronne, qui nous autorise à camper pour un prix ridiculement élevé compte tenu de l'absence d'aménités. Le Lonely Planet décrivait cet endroit comme THE place to be. Le rendez-vous des touristes aussi bien que des locaux, pour un déjeuner sur la jolie terrasse, pour le show culturel du vendredi soir. De retour à Nuku'Alofa, Sela m'expliquera qu'il y a quelques années, c'était le restaurant préféré du roi pour un repas à l'ombre des palmiers. Les choses changent. Nous ne prenons pas même la peine de demander si le show culturel existe toujours, et profitons d'une plage malgré tout magnifique. Mais les apparences sont parfois trompeuses, et le bâtiment délabré se transforme au fil de l'après-midi en une jolie salle des fêtes décorée de fleurs exubérantes. Un show tongais plutôt chouette a bien lieu, et c'est la découverte d'une coutume singulière. Au beau milieu du spectacle, des locaux se lèvent, en main quelques billets qu'ils glissent dans le collier ou le t-shirt des danseurs.

Puis, une fois de plus un trajet épique; cette fois en ferry. Après plus de trois très longues heures sur un ferry rouillé, ballotés par une forte houle au sortir du lagon, nous débarquons sur E'ua, petite île volcanique. Plus encore qu'à Tongatapu, c'est la découverte d'un autre monde. Un vie de village très peu influencée par l'extérieur, une vie de communauté et à nouveau une démonstration de générosité. Revers de la médaille: le désoeuvrement des jeunes. Il n'y a manifestement rien à faire pour la jeunesse à E'ua. Pas de boulot surtout. Les jeunes semblent errer sans but dans les villages. Taina's place où nous logeons est un endroit absolument charmant tenu par une famille adorable. Le dimanche, le père nous emmène avec lui à l'Eglise, et avant la messe, à la cérémonie de Kava. Malheureusement, les hommes et les femmes ne boivent généralement pas le kava ensemble, et seul Lukas a pu participer. La messe? Même en ne comprenant pas un mot de Tongais, c'était...une expérience. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils y mettent du coeur. Ils chantent à pleine voix, donnent (très) généreusement à la quête, bien plus que ce qu'ils peuvent se permettre. Le prêtre a fini son sermon en larmes. Nous n'avions pas encore apprécié l'ampleur de l'influence de l'Eglise. Pourtant, quelques indices nous avaient mis sur la voix. Notamment, un bâtiment curieux, flambant neuf, trouvé à l'identique aux quatre coins de Tonga. Une église, une école, l'unique réverbère de l'île; un ensemble standardisé qui ne cadre pas dans le décor. Après enquête, il s'est avéré qu'un groupe de mormons américains financent ça. Euh pardon? Sommes-nous donc naïfs.

Fin de séjour calme, consacrée à trouver des coraux vivants (pour changer). Nous avons finalement vaincu la pollution/réchauffement climatique/montée des eaux; au péril de notre porte-feuille. C'est que les propriétaires allemands de l'île Fafa sont bien conscients du trésor que recèle leur lagon, et ils le monnayent chèrement. Au moins, on n'a pas regretté d'avoir trimballé palmes, masques et tubas.

Une semaine pleine de sentiments partagés, en somme. Amitiés pour ce peuple accueillant, regards émerveillés devant ces îles paradisiaques stéréotypiques du Pacifique, regards songeurs face à l'envers du décor, fascination pour cette vie si différente, que pour ne pas sembler désobligeante je n'appellerai pas d'un autre temps.


Les photos sont un peu (beaucoup) en désordre; la faute au partage de photos avec les zozos/colocs.


Jardin typique et ses petits cochons (mignons hein? Dommage qu'ils soient bientôt mûrs pour la broche)

Cimetières colorés, Kolovai, Tongatapu

Pêcheurs à marée basse, en quittant Nuku'alofa pour E'ua

Traversée épique jusque E'ua

Good Samaritan Inn (?)

Villageois, E'ua

E'ua, jardin propret et maison charmante

Pandanus, E'ua

E'ua, côte est

Station service (!) E'ua

Retour à Nuku'Alofa, lever du soleil depuis le ferry

Ile Fafa

Empreintes de mer, Fafa

Ile Fafa

Excitation autour de l'appareil photo, dans le bus pour Nuku'Alofa

Campement de fortune, Good Samaritan Inn, Tongatapu

Good Samaritan

Good Samaritan

Dîner au Good Samaritan

Show culturel inattendu, Good Samaritan Inn


Superbe jardin, Taina's place, E'ua

Rock Garden, E'ua

Rock Garden, E'ua

Côte ouest, E'ua (Noix de coco et opinel: man slave feeding his girls)

Banyan Tree, Parc national d'E'ua

Côte Est, E'ua

Ile Pangaimotou

Pangaimoutu

Ile Fafa

Ile Fafa

Nuku'alofa

Résidence royale, Nuku'alofa

Nuku'Alofa, sur le front de mer

Vieilles dames tressant le pandanus

dimanche 10 mai 2009

Anzac Day



(Source http://www.nzherald.co.nz/anzac-day/news/article.cfm?c_id=773&objectid=10505816)

Certes, c'était il y a déjà deux semaines. Mais j'ai des excuses. Il fallait bien qu'un jour ou l'autre, j'aie du boulot pour la fac. Puis il y eut l'anniversaire de Kim, puis deux flatmeals... Eh oui, c'est qu'il s'en passe des choses au flat 2. Ah, et j'allais presque oublier l'alerte grippe A! On a bien failli tous se retrouver en quarantaine, à Parnell Student Village! Pourquoi? Parce que UNE étudiante, en revenant de ses vacances au Canada, a fait escale à Los Angeles. Et c'est ainsi que commença la fabuleuse aventure du flat 16 + Tess qui fricotait trop avec eux et a donc été mise au coin en leur compagnie. J+3, démonstration de communication par le management. Petit mail pour tout le monde, 3 jours après le début de la quarantaine donc: "ah, au fait les gosses, il faudrait arrêter d'aller jouer avec les copains du flat 16 sinon on va tous vous mettre au coin". J+5, les tests reviennent, négatifs. Fin de la blagounette. Ensuite, il y eut les chaussures qui pourrissent, les adieux à la sky tower (que je ne risque pas de voir d'ici juillet vu l'épaisse pluie qui m'en sépare), l'achat d'un aller simple pour Tonga pour échapper aux deux éléments précédents.


Avec Malihah, Lukas et Antonia à l'anniversaire de Kim

éhéh pas mal ce petit gâteau


Mais revenons à Anzac Day. Totalement anecdotique pour le reste du monde, c'est l'occasion d'une débauche de patrotisme en Australie et en Nouvelle-Zélande. Première fois que j'observe un accès de patriotisme ici. A mon grand étonnement, commémorer le sacrifice des soldats australiens et néozélandais à Gallipoli lors de la première guerre mondiale a autrement plus de valeur que fêter l'anniversaire du traité de Waitangi dans le coeur des kiwis. Je me rends malheureusement compte que Waitangi Day est souvent rangé au rang de ces "trucs de Maoris"que les Pakehas négligent. En revanche, Anzac Day, c'est l'occasion de se souvenir de ces milliers de soldats (et un millier, ici, ça compte!) morts sur les champs de bataille, loin de chez eux, pour une guerre qui n'était pas la leur. Les kiwis considèrent que leur effort au côté de la couronne britannique leur a gagné le droit d'exister en tant qu' Etat indépendant. Anzac Day, en somme, représente l'émancipation achetée au prix fort. Autrement dit, une pierre angulaire de la fragile identité Pakeha. Tous mes amis kiwis ont participé aux cérémonies.

Anzac Day, pour moi, bougre d'européenne, c'était surtout l'open de Wellington. Courte cérémonie maorie: un karakia nous rappelant aux célébrations du jour. Puis, l'occasion de me souvenir que le vrai handball (le hand féminin quoi) c'est quand même super, de voir un gardien tomber, KO après avoir pris un ballon pas tout-à-fait fortuit en pleine tronche, de me rappeler donc, que les bonhommes handballeurs sont vraiment de grosses brutes, et de regretter ne pas avoir un passeport néozélandais. Coté filles, dur dur pour Auckland. On n'a pu réunir que trois filles... On s'est donc mélangées à l'équipe d'Hamilton, heureuse de se voir ajouter quelques non-débutantes. 2e ex aequo, plutôt honnête pour une équipe de bric et de broc. Pour moi, l'extase. La passion du hand revient au galop quand on ne shoote pas sur un gardien géant en essayant de passer au milieu d'une défense de brutes sanguinaires serbo-macédo-germanique masculine. Il ne me manquait plus qu'un passeport kiwi, et je partais pour l'Australie représenter la Nouvelle-Zélande dans la vraie équipe nationale. Snif. Le pauvre coach, il essaye de composer sa sélection mais la première question qu'il doit poser: "euh, tu n'aurais pas par hasard un passeport kiwi?". Ah, le handball au pays du rugby, de l'infâme cricket, et de l'indescriptible netball.

Fiers aucklandais en campagne à Wellington

Ces demoiselles de l'équipe Auckland/Waikato (entourées de leurs pseudos coachs)

samedi 18 avril 2009

Attaque bactériologique!

J'ai craqué. Je confesse. Non seulement j'ai cassé la tirelire mais en plus j'ai intoxiqué mes colocs! Suis-je donc vile et machiavélique. Cet Epoisses devenait une obsession. J'ai donc cédé. Je suis allée dans la petite boutique "C'est fromage". L'odeur m'a immédiatement inspiré confiance, et avec raison. A l'heure qu'il est, la délicieuse arme du crime enfume le frigo de Dylan et David. Bien sûr, j'ai soigneusement choisi l'autre frigo. Suite de l'opération: faire goûter les colocs. Kim la canadienne aime. Lukas mord dans son morceau de pain, choc. Il ne s'attendait pas à ce que ce soit si fort. Mais il trouve ça bon. Dylan, alors là, démonstration de la "culture" culinaire kiwie - si même je peux utiliser ce terme. Pour quelqu'un qui mange de la vegemite à longueur de journée, un bout d'Epoisses fait l'effet d'une attaque bactériologique. Presque le même effet que m'avait fait la vegemite. Choc culturel.

jeudi 16 avril 2009

Adieu service public!

Alors que le monde entier se tourne vers Londres pour y voir vingt chefs d'Etats en costume sauver le monde, vers la mer du Japon pour y voir s'abîmer un fier satellite envoyé par un Kim Jong Il gagataire, une révolution silencieuse se trame dans les couloirs de TVNZ, le service de télévision public kiwi. Anecdotique, sans doute, pour le reste du monde.

C'est pourtant de la mort du service public que l'on parle! Imaginez que subitement, on privatise France Télévision. La France se lèverait en masse, la SNCF et les étudiants se mettraient en grève par solidarité! Ici, rien de tout ça. Dans le plus grand silence, John Key - que, je réalise, je n'ai pas pris la peine de présenter, il s'agit du premier ministre élu en novembre dernier - promet la suppression de la charte de TVNZ et le retrait des 15 millions de dollars qui vont avec, ce d'ici la fin de l'année. Mon coloc Dylan ne connaissait même pas l'existence de la charte en question.

Instaurée au début du règne d'Helen Clark, la Charte est une déclaration de principes encourageant TVNZ à promouvoir des programmes locaux représentant l'identité nationale. Elle n'aura pas survécu plus de 5 mois au retour de National aux commandes. John Key en avait fait un cheval de bataille, parce que, disait-il, la charte n'avait aucun effet concret.

Les 15 millions de dollars accordés à TVNZ pour rendre la charte effective sont désormais confiés à New Zealand On Air, l'organisme public de financement des contenus radio et télé. Ils sont donc soumis à la compétition et tous les réseaux télévisés sont susceptibles de se voir attribuer le pactole entier, sous réserve qu'ils justifient de leur soutien à des productions locales.

Que reste t-il des obligations de service public? Et bien absolument rien. TVNZ est-il guidé par autre chose que le profit désormais? Le Labour parle d'un cheval de Troie de la privatisation. Moi? Je m'interroge, simplement. Ce silence m'intrigue.

jeudi 9 avril 2009

9 avril, c'est officiellement l'automne


Dire qu'il faisait beau ce matin...